Au-delà du besoin de nourriture

Manger comble mon corps émotionnel, vital.

Lorsque j’ai envie de manger, parfois je prends le temps de voir quel est mon besoin. Quel est le besoin que je cherche à combler en mangeant ? Est-ce que je ne pourrai pas le « nourrir » autrement ? Parfois oui : je crée, je danse, je lis, je fais le ménage, je partage avec des amis… Je suis tellement présente dans l’action offerte à la Mère divine que j’oublie complètement de manger.
Besoin de réconfort après une journée stressante ?  Besoin de combler un vide existentiel ?

Et derrière le besoin, c’est intéressant d’aller voir quelle est ma peur. Ai-je peur de ne plus exister ? D’être seul ? De sentir ce vide en moi ? D’exprimer mes émotions ?
Mon rapport à la nourriture permet de mieux me connaître.

Lorsque j’ai arrêté les « sucres » (céréales, féculents, fruits, sucre et substituts) durant 4 mois en 2017, j’ai beaucoup moins eu l’occasion de grignoter et cela m’as mis face à mes émotions, à mes peurs. Je n’avais plus d’aliments « pansement » et ce n’était pas facile tous les jours. J’ai expérimenté la peur du manque, la peur de la solitude, de l’abandon…. Cela m’a accompagné dans la libération de mes émotions et m’as mis face à moi-même. J’avais aussi une énergie beaucoup plus grande, moins besoin de dormir la nuit et plus de sieste la journée.

Avant de manger, je prends souvent un instant pour me centrer, juste revenir au cœur de moi puis accueillir les aliments que je vais transformer.

Je continue à œuvrer et mettre de la conscience au quotidien !

« Au-delà du besoin de nourriture

Ce n’est pas de s’abstenir de nourriture qui peut vous faire faire un progrès spirituel. C’est d’être libre, non seulement de tout attachement et de tout désir et de toute préoccupation pour la nourriture, mais même de tout besoin; d’être dans cet état où ces choses sont si étrangères à votre conscience qu’elles n’y occupent aucune place. C’est à ce moment là, comme un résultat spontané, naturel, que l’on peut cesser de manger d’une façon utile. On pourrait dire que la condition essentielle, c’est d’oublier de manger – d’oublier, parce que toutes les énergies de l’être et toutes ses concentrations sont tournées vers une réalisation intérieure plus totale, plus vraie; vers cette préoccupation constante, impérative, de l’union de tout l’être, y compris ses cellules corporelles, avec la vibration des forces divines, avec la Force supramentale qui se manifeste; que cela soit la vraie vie : non seulement la raison d’être de la vie, mais l’essence de la vie; non seulement un besoin impératif de la vie, mais toute sa joie et sa raison d’être.

Quand c’est là, quand cette réalisation est obtenue, alors manger, ne pas manger, dormir, ne pas dormir, tout cela n’a plus aucune importance. C’est un rythme extérieur laissé au jeu des forces universelles dans leur ensemble, s’exprimant dans les circonstances et les personnes qui vous entourent; et alors le corps, uni, uni totalement à la vérité intérieure, a une souplesse, une adaptation constante : si la nourriture est là, il la prend; si elle n’est pas là, il n’y pense pas; si le sommeil est là, il le prend; s’il n’est pas là, il n’y pense pas. Et ainsi de suite pour toutes choses… »

Extrait de Santé et yoga intégral, La Mère

Je partage un autre regard sur la vie, sur ce qui est vivant ici et maintenant.